De la dette à la victoire : comment un étudiant a sauvé ses études et 5 500€

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De la dette à la victoire : comment un étudiant a sauvé ses études et 5 500€
Crédits image : vector_corp
Thomas, étudiant en deuxième année d'école d'ingénieur, reçoit un courrier du Crous qui le met dans une situation critique :

- Il ne percevra plus sa bourse à partir de mars (2 200€ de perte).
- Il doit rembourser toutes les aides perçues depuis septembre (3 300€ de dette).
- Il risque de devoir arrêter ses études.

Pourquoi ? Un absentéisme jugé injustifiable.

Sous le choc, Thomas me contacte. Il sait qu’il doit répondre, mais il ne sait pas comment convaincre.

Un absentéisme aux causes différentes

Avant de rédiger quoi que ce soit, nous avons cherché à comprendre la réalité de la situation :

✔️ En première année, son absentéisme était lié à une dépression. Il a redoublé, mais a pu repartir sur de meilleures bases.

✔️ En deuxième année, son absentéisme était volontaire et réfléchi. Il ne s’est pas rendu à certains cours car il les avait déjà suivis l’année précédente. Pour lui, cela faisait sens.

Ce que Thomas n’avait pas anticipé, c’est que cette décision, logique à ses yeux, pouvait être perçue comme une fraude par l’administration. Il n’avait pas pris conscience des enjeux.

Son erreur n’était ni de la négligence, ni une volonté de profiter du système. Il n’avait tout simplement pas envisagé que ses choix pouvaient lui coûter sa bourse.

L’administration ne pouvant pas deviner ses raisons, elle a appliqué la règle.

Ne pas subir, mais structurer sa défense
Face à un courrier aussi brutal, beaucoup auraient cédé à la panique.
Mais la panique ne convainc personne.

Mon travail n’est pas d’écrire une lettre pour se justifier. C’est de construire un argumentaire qui retourne la situation.

Nous avons élaboré une stratégie claire

✅ Expliquer la logique derrière ses choix, en montrant qu’ils ne relevaient ni du laxisme, ni de la fraude.

✅ Démontrer la disproportion entre l’erreur et la sanction, qui met en péril des années d’études pour une incompréhension administrative.

✅ Mettre en avant les conséquences humaines et académiques, car cette décision ne pénalise pas un fraudeur, mais un étudiant sérieux qui a fait un choix sans en mesurer les répercussions.

L’enjeu n’était pas d’implorer la clémence, mais de forcer la réflexion de l’administration en lui fournissant un raisonnement imparable.

Résultat : l’administration revoit sa position
Après l’envoi du mail argumenté et structuré :

✅ Aucune dette à rembourser (3 300€ sauvés).

✅ Rétablissement immédiat des bourses.

✅ Poursuite de ses études sans encombre.

Ce qui semblait une décision définitive a été totalement inversé.

Retour de Thomas : ce qu’il a appris

À quel moment as-tu compris que mon aide t’était précieuse ?
« Vu que l'enjeu était grand, je me suis dit que vous alliez pouvoir m'aider à bien formuler mes demandes auprès de l'administration et à avancer les bons arguments qui feraient pencher la balance. »

Qu’est-ce qui a changé après notre discussion ?
« J’ai cessé de voir la situation comme une injustice subie pour la prendre en main avec des arguments concrets. »

Quel était l’élément clé dans ton mail ?
« Dans mon mail j'ai trouvé que le plus important était de mettre en avant la disproportion entre l'erreur que j'ai commise sans mauvaise intention et les conséquences qu'elle pourrait avoir sur ma scolarité. Aussi de mentionner que le fait de ne pas aller en cours à ce moment précis, même si ce n'était pas excusé (ou excusable), était justifié. »

Aurais-tu écrit ce mail de la même manière sans notre échange ?
« Non.Je pense que je n'aurais pas autant mis en avant les précédents arguments, mais j'aurais plutôt espéré simplement de la clémence de leur part. »

Un conseil pour quelqu’un dans la même situation ?
« Je lui donnerais vos coordonnées, parce que réfléchir à comment on va se sortir d'une situation qui peut être très impactante pour soi-même fait qu'on ne se rend pas forcément compte de tous les aspects du problème. On se focalise trop sur ce qui nous touche émotionnellement. »

L’administration ne cherche pas la vérité : à vous de l’apporter

Beaucoup pensent : « L’administration applique juste les règles, elle ne va pas écouter mon cas. »
Faux.

L’administration ne fait pas spontanément du cas par cas. Mais si on lui apporte les bons éléments, elle peut revoir sa décision.

Ce n’est pas une question de chance. Ce n’est pas un test de sympathie.
C’est une question d’argumentation et de structuration.

Thomas n’a pas eu gain de cause parce qu’il a quémandé une faveur.
Il l’a eu parce qu’il a présenté un dossier indiscutable.

Vous êtes dans une situation similaire ?

Qu’il s’agisse d’une décision administrative injuste, d’un conflit avec un employeur, d’un litige avec un bailleur, d’un divorce où la verbalisation joue un rôle clé, ou encore d’un désaccord avec une institution, ne laissez pas un malentendu ou une mauvaise formulation mettre en péril votre avenir.

Face à une situation critique, ce qui fait la différence, ce n’est pas l’émotion, mais la stratégie.

Si vous ne savez pas comment structurer votre réponse, contactez-moi. Nous travaillerons ensemble pour donner du poids à votre parole.
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